JOUR 5 - Compatir

Ce matin, en arrivant à l’école, Alya et ses amis constatent  immédiatement qu’il se passe quelque chose de bizarre. En arrivant en classe, cela se confirme: un monsieur avec un grand sourire et des lunettes, a pris la place de la maîtresse Anissa. Il a l’air gentil mais tous les élèves commencent à se poser des questions. 

Il attend que tout le monde soit assis puis prend la parole: 

“Votre maîtresse sera absente deux semaines. Elle est tombée malade. Elle a attrapé le COVID pendant les vacances. Son état s’est aggravé, elle a dû aller à l’hôpital. 

Les enfants se regardent entre eux, choqués et inquiets pour leur maîtresse Anissa qu’ils aiment tant. 

  • Ne vous inquiétez pas, reprend le nouveau maître, touché par leurs petits visages inquiets et perdus, elle est rentrée chez elle et se repose. Je vais la remplacer pendant ces 2 semaines. Je suis Julien, le remplaçant. Je me suis présenté, c’est à votre tour! Alors on va commencer par l’appel.”

Alors que tout le monde se met au travail, Alya ne parvient pas à se concentrer. Elle n’arrête pas de penser à sa maîtresse qu’elle aime beaucoup. Sa gentillesse, sa voix douce, les idées amusantes qu’elle a constamment pour rendre les leçons les plus difficiles, rigolotes.  

Alya a beau essayer de se concentrer, rien n’y fait: elle ne cesse de penser à la maîtresse Anissa. On a tellement entendu de choses sur cette maladie. Sur ceux qui tombent malades, même quand ils guérissent. tout lui revient à l’esprit clairement. Et ça ne l’aide pas à arrêter d’y penser. Au contraire, elle se sent de plus en plus triste.

Pendant la récréation, Julien le nouvel enseignant remarque Alya assise seule dans un coin de la cour, le visage dans ses mains. Il décide d’aller lui parler. Alya lui partage sa tristesse.

Pendant la récréation, Julien le nouvel enseignant remarque Alya assise seule dans un coin de la cour, le visage dans ses mains. Il décide d’aller lui parler. Alya lui partage sa tristesse.

  • Je ne sais pourquoi je me sens aussi triste pour elle. C’est juste ma maîtresse, mais je l’aime beaucoup, et je m’inquiète pour elle. 
  • Ce que tu ressens est normal Alya. Ça s’appelle de la compassion.  
  • Comme le fruit? ou mon sport favori?

Julien se retient de rire. 

-Non, pas comme le fruit de la passion. Ni comme une passion pour un sport ou une discipline. La compassion est le fait de ressentir la douleur de quelqu’un d’autre. C’est le fait de partager ce qu’elle ressent, au point d’en ressentir de la tristesse. Tout comme toi en ce moment. Et c’est une jolie chose tu sais. 

Alya semble étonnée. 

-Oui c’est une bonne chose ce que tu ressens, poursuit-il, car cela montre que tu as un grand cœur qui se soucie des autres. Avoir de la compassion est une magnifique qualité qui te permet d’éviter de faire du mal aux gens, aux animaux, à la nature, car tu vas toujours réfléchir à ce que les autres ressentent. Cela montre que le bien-être des autres est important pour toi.

Alya sourit: 

  • Alors vous aussi vous êtes compatissant monsieur Julien. Et c’est pour ça que vous venez de devenir mon deuxième enseignant préféré!”